Chapitre 2 : Le salarié actionnaire, atout légitime d’une nouvelle gouvernance des entreprises

En d’autres termes, le partage de la valeur créée induit-il un partage de pouvoir de contrôle des actionnaires avec les salariés actionnaires, une redéfinition du pouvoir décisionnel appartenant au management(1)? Telle est la question que se posent certains auteurs.

Dans un premier temps, en tant qu’actionnaires et dans la logique de nos développements, les salariés ont de façon légitime accès aux organes de direction de leurs sociétés. Mais, du fait de leur spécificité, des mécanismes spéciaux ont été mis en place pour faciliter cet accès, ce qui posera la question de leur légitimité dans un premier temps.

Dans un second temps, l’autre question qui n’a pas été résolue par les pouvoirs publics portera sur la nécessité de leur représentation. En tous les cas, l’actionnariat est posé comme condition de la participation des salariés aux organes de décision(2).

Notes

(1) C. CUMUNEL, L’actionnariat salarié conduit-il à l’exercice d’un pouvoir partagé au sein d’une même entreprise ?, op. cit. p. 14.
(2)  » En définitive, notre droit, pour des raisons aussi bien politiques que sociologique, n’est pas parvenu à intégrer les salariés ès-qualités dans l’organisation sociétaire. Ne pouvant échapper au lien propriété/pouvoir, et donc à l’hégémonie des représentants du capital, l’intégration en peut se faire que par l’accession à l’actionnariat « , C. REGNAUT-MOUTIER, Le salarié, sujet de droit des sociétés ? Propos introductifs, et M. GERMAIN, Les droits politiques des actionnaires, Bulletin Joly Sociétés, numéro spécial Le salarié sujet de droit des sociétés, juillet 2005, §1 p. 3, spéc. p. 8. et §4 p. 39.

La suite de cet article sera publiée prochainement.

Article rédigé par Vincent ROCHES-DONAVY


Information sur cet article

Marque-page social

Aucun commentaire pour «Chapitre 2 : Le salarié actionnaire, atout légitime d’une nouvelle gouvernance des entreprises»