Une cyberguerre peu probable selon l’OCDE

Dans un rapport récent, du 14 janvier 2011, réalisé par Pierre-Alain Schieb et Anita Gibson pour L’Organisation de coopération et de développement économiques
(l’OCDE) disponible à cette adresse au format PDF (1.4Mo) minimise les risques d’une cyberguerre et de l’augmentation massive de cybercriminalité.

En substance dans ce rapport publié Reducing Systemic Cybersecurity Risk, Il est peu probable qu’une véritable cyberguerre ait lieu.

L’explication donnée par l’OCDE pour justifier son peu d’inquiétude en la matière elle celle-ci : Beaucoup des systèmes de traitement automatisés de données critiques sont protégés contre les codes d’exploitation de failles et les logiciels malveillants.

En évolution constante, ces dispositifs de sécurité rendraient le travail de recherche des concepteurs de nouvelles armes informatiques toujours plus complexe. Sans compter que s’il devait y avoir une guerre informatique, l’interconnextion des réseaux peut aussi engendrer des dégâts collatéraux importants.

En cas de conflit entre un ou plusieurs pays, les chercheurs de l’OCDE mettent en exergue le rôle déterminant qu’Internet pourrait jouer en matière de communication d’informations, et de diffusion de certains services essentiels.

Ce rapport est quelque peu à contre courant du rapport publié en mai 2008. L’OCDE, demandait alors une meilleure coopération entre les gouvernements, une riposte forte et organisée, ainsi qu’une plus grande sensibilisation des internautes, afin de pouvoir faire face au fléau de la cybercriminalité.

Car le soucis des attaques informatiques, c’est qu’elles ont fini par changer de nature. Hier, un individuel talentueux pouvait être en quête de gloire et faire trembler les plus sécurisés systèmes d’informations, mais aujourd’hui les véritables acteurs en cybercriminalité sont de véritables industries criminelle, qui au niveau mondiale, dispose de ressources financières colossales, et de façon décentralisée.

L’OCDE, indiquait alors qu’une une menace sérieuse pour l’économie de l’internet et la sécurité nationale existait.

Alors que les gouvernements se reposent toujours plus sur internet pour fournir des services aux citoyens, ils sont confrontés à des défis complexes pour protéger leurs systèmes et réseaux informatiques d’une attaque ou d’une intrusion. Pire encore, les gouvernements peuvent perdre la régulation de la communication avec Internet. La récente la révolution de Jasmin en Tunisie relayée en direct par des millions d’utilisateurs des réseaux sociaux est sans doute le plus bel exemple, et le meilleur avertissement pour certains gouvernements.

Article rédigé par Hélène GILBERT


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